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L'expérience client un levier de différenciation

Diplômé de l'université de Berkeley aux Etats Unis. Formation et conseil en marketing direct (CRM). Formateur diplômé FSEA du brevet fédéral de formateur pour adultes.

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Méthode de transmission

Thierry TalagrandThierry Talagrand

L'engagement actif

L'engagement actif est le second pilier de l'apprentissage :
un organisme passif n'apprend pas. Apprendre efficacement, c'est refuser la passivité, s'engager, explorer avec curiosité, générer activement des hypothèses et les mettre à l'épreuve.

Seul le travail en profondeur induit une mémoire explicite, détaillée.

Faire l'effort de les comprendre soi-même, sans que l'enseignant donne la solution, entraîne une bien meilleure rétention des informations en mémoire. Rendre les conditions d'apprentissage plus difficiles ce qui oblige les étudiants à un surcroît d'engagement et d'effort cognitif, conduit souvent à une meilleure rétention.

Le retour sur erreur

Le retour sur erreur est le troisième pilier de l'apprentissage, et l'un des paramètres éducatifs les plus influents : la qualité et la précision du retour que nous recevons déterminent la rapidité avec laquelle nous apprenons.

L 'espacement des apprentissages. C'est la règle d'or : distribuer les périodes d'entraînement plutôt que de les agglomérer. Au lieu de grouper tout l'apprentissage en une seule fois, on alterne les périodes d'étude et de test, et on révise régulièrement à des intervalles de temps de plus en plus espacés.

Si l'on a besoin de se souvenir d'une information pendant quelques jours ou quelques semaines, alors il est idéal de la réviser tous les jours. Si, par contre, on souhaite que les connaissances soient préservées pendant plusieurs mois ou plusieurs années, il faut allonger l'intervalle de révision en proportion. L'effet est massif : une seule répétition d'une leçon, quelques semaines après la première, multiplie par trois les nombres d'items qu'on parvient à rappeler quelques mois plus tard !

La consolidation

La consolidation, c'est cela : passer d'un traitement lent, conscient, avec effort, à un fonctionnement rapide, inconscient, automatique.


Lorsque nous pratiquons un instrument de musique, que nous apprenons à conduire une voiture ou à taper à la machine, nos gestes sont initialement sous le contrôle du cortex préfrontal : nous les produisons lentement, consciemment, un par un. Au bout de quelques séances, tout effort a disparu, et nous pouvons parler ou penser à autre chose : l'activité motrice s'est transférée dans le cortex moteur et surtout dans les noyaux gris centraux, un groupe de circuits sous corticaux qui enregistrent nos comportements automatiques et routiniers.


Pendant qu'ils se concentrent sur l'exécution d'une tâche donnée, toutes les autres décisions conscientes sont ralenties ou abolies. Consolider un apprentissage, c'est rendre les ressources du cerveau disponibles pour d'autres objectifs.

Source: Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines, Stanislas Dehaene (Odile Jacob, septembre 2018).

Diplômé de l'université de Berkeley aux Etats Unis. Formation et conseil en marketing direct (CRM). Formateur diplômé FSEA du brevet fédéral de formateur pour adultes.

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