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L'expérience client un levier de différenciation

Diplômé de l'université de Berkeley aux Etats Unis. Formation et conseil en marketing direct (CRM). Formateur diplômé FSEA du brevet fédéral de formateur pour adultes.

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La galère des médias

Thierry TalagrandThierry Talagrand

Légitime de quoi ? Légitime pourquoi ?

En janvier 2020, 50 % des jeunes déclarent ne pas s'intéresser à l'information.

Comment expliquer ce désintérêt pour l'actualité ? Pourquoi les médias sont-ils de moins en moins aimés par la jeunesse ?

Les millennials s'informent grâce aux réseaux sociaux.

D'après le Reuters Digital News Report 2020, 47 % des 18-34 ans s'informe par des contenus partagés sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram et désormais TikTok)

« Ce qui change avec les réseaux sociaux, c'est l'horizontalité : on accède à l'information en même temps que l'on accède à d'autres types de contenu. La parole du journaliste n'est pas sacralisée, elle est aussi valable que celle d'une entreprise, d'un lobby ou d'un influenceur »

D'où vient le décalage entre les attentes du jeune public et les médias traditionnels?

Le rejet pour les médias s'exacerbe au moment des crises. C'est arrivé en 1968, ce qui a entraîné la création de L'Humanité nouvelle et Libération en réaction au conservatisme dans la presse.

« L'être humain a besoin de comprendre donc il s'aide de raccourcis cognitifs »,

« Quand on veut se rebeller, on a le sentiment que tout le monde est un mouton et qu'on est seul à connaître le dessous des cartes »

Une offre télévisée qui parle qu’aux seniors.

Si certains jeunes se détournent des médias d'information généraliste, c'est aussi parce que ces derniers n'ont pas du tout adapté leur offre.

Comment recruter de nouveaux lecteurs, auditeurs, téléspectateurs si les jeunes ne peuvent pas s'identifier?

En résumé, l'approche des médias reste axée sur l'offre et non sur la demande, ses attentes ou ses envies.

Par conséquent, les journalistes ne reprennent ni les codes (le wording, le graphisme), ni les sujets de préoccupation (écologie, lutte antiraciste, féminisme…), ni les usages (consommation rapide de l'information sur smartphone, depuis les réseaux sociaux) de ce public jeune. En d'autres termes, les médias traditionnels sont dans l'incapacité de renouveler leur lectorat.

Diplômé de l'université de Berkeley aux Etats Unis. Formation et conseil en marketing direct (CRM). Formateur diplômé FSEA du brevet fédéral de formateur pour adultes.

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